Dans l’industrie des huiles végétales, le choix entre pressage chaud et pressage froid peut faire la différence entre un produit de qualité moyenne et un produit premium qui séduit les marchés internationaux. Selon une étude menée par l’Institut français de la recherche agronomique (INRA), les huiles obtenues par pressage froid conservent jusqu’à 25 % de leurs composés antioxydants en plus par rapport aux méthodes traditionnelles.
Le pressage chaud utilise des températures comprises entre 70°C et 90°C, ce qui augmente le rendement mais peut altérer certaines vitamines (comme la vitamine E) et les arômes naturels. En revanche, le pressage froid, généralement effectué à moins de 40°C, préserve mieux la qualité nutritionnelle — idéal pour les marchés européens où la demande croissante pour les huiles « biologiques » ou « non raffinées » est significative.
| Critère | Pressage chaud | Pressage froid |
|---|---|---|
| Rendement moyen (%) | 82–86% | 75–79% |
| Teneur en acides gras libres | Moins élevé | Plus élevé (à surveiller) |
| Conservation (mois) | 6–8 mois | 3–6 mois |
Pour les graines comme le soja ou le colza, le pressage chaud reste pertinent pour maximiser la production tout en maintenant un bon équilibre coût/qualité. Mais si vous ciblez les marchés nord-américains ou scandinaves, où les consommateurs privilégient les produits « clean label », le pressage froid devient stratégique.
Un fabricant de colza en France a augmenté sa marge brute de 12 % après avoir basculé sur un système de pressage froid avec contrôle thermique précis. Le secret ? Une meilleure valorisation du gâteau de pressage, utilisé ensuite comme aliment animal à haute valeur nutritive — une tendance observée dans les pays nordiques.
En Afrique subsaharienne, où la disponibilité énergétique est limitée, certains producteurs optent pour des presses à faible consommation électrique combinées à des systèmes de récupération de chaleur. Ces innovations permettent une réduction de 18 % de la consommation d’énergie selon les données publiées par l’Agence Internationale de l’Énergie (IEA).
La transition vers des procédés plus durables n’est pas seulement une question d’image. Elle répond aussi à des exigences réglementaires croissantes — notamment en Europe avec la directive sur les produits chimiques (REACH) et les normes ISO 14001.
Les nouvelles générations de presses intelligentes, équipées de capteurs IoT, permettent une optimisation en temps réel du processus. Un client belge a réduit ses pertes de matière première de 5 % grâce à cette technologie — soit une économie annuelle de près de 150 000 € pour une usine moyenne.
Quel que soit votre marché cible, la clé est de comprendre que le choix du pressage ne doit pas être arbitraire. Il doit s’inscrire dans une stratégie globale d’amélioration continue, d’efficacité énergétique et de conformité aux standards internationaux.
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